Avec la multiplication des outils IA dans le paysage des entreprises, l’adoption de l’IA est devenue un enjeu majeur pour les organisations qui cherchent à garder le rythme. On se démène à trouver les meilleures fonctionnalités… qui finalement se font chasser par d’autres aussi rapidement qu’elles sont apparues ! De plus, une fonctionnalité qui distingue un acteur du marché est souvent reproduite par d’autres quelques mois plus tard. Le vrai écart ne se joue plus entre les outils, mais entre les personnes qui les utilisent.
En 2025, 82 % des dirigeants dans le monde (73 % en France) estimaient que c’était l’année décisive pour repenser leur stratégie et leurs opérations autour de l’IA, tandis que la compétence, ou plutôt le manque de compétences, constituait le principal frein à cette transformation (Microsoft, Work Trend Index 2025). Les organisations ne manquent plus d’outils, elles manquent de collaborateurs capables d’en tirer pleinement parti.
Technologie ou compétence : laquelle tient la corde ?
Prenons un cas concret que nous observons régulièrement en accompagnement : deux collaborateurs utilisent le même assistant IA. L’un obtient une réponse correcte et s’arrête là. L’autre produit une analyse pertinente, vérifie les informations, remet en question les résultats et prend une meilleure décision. On peut ainsi conclure que la différence n’est pas technologique. L’IA ne remplace ni le raisonnement, ni le jugement, ni l’expérience. Elle les amplifie. D’où la notion de collaborateur « augmenté ».
Un chiffre confirme ce constat : selon un rapport de l’OCDE, AI and Skills : What we know so far publié en 2026, moins de 1 % des travailleurs auront besoin de compétences avancées spécifiques à l’IA, telles que la programmation ou le développement de modèles. En revanche, les collaborateurs doivent être capables de :
- Comprendre un problème avant de chercher une réponse.
- Poser les bonnes questions.
- Exercer leur esprit critique.
- Vérifier les informations.
- Décider dans un contexte d’incertitude.
Autrement dit, les compétences humaines deviennent le véritable levier de performance de l’IA.
Les investissements restent pourtant largement orientés vers les outils
Dans la plupart des projets de transformation IA en entreprise, les premières décisions concernent les licences, la sécurité, la gouvernance ou les plateformes. Ces investissements sont indispensables mais ne suffisent pas.
Selon une étude EY publiée fin 2025, 91 % des salariés français utilisent déjà l’IA au travail, mais seuls 27 % en font un usage quotidien (EY, Work Reimagined, 2025). L’écart n’est plus un problème d’accès à la technologie. C’est un problème d’appropriation. Disposer d’un assistant IA ne garantit ni son utilisation, ni la création de valeur.
Former à un logiciel n’est plus suffisant
Pendant longtemps, les formations numériques étaient construites autour des outils : on apprenait Excel, puis PowerPoint, puis Teams, notamment. L’IA bouscule cette logique parce que les interfaces évoluent en permanence. Les modèles progressent chaque mois. Les fonctionnalités se déplacent d’une plateforme à l’autre.
Former uniquement à un outil revient parfois à former sur une version qui aura changé avant même la fin de l’année. Il reste bien sûr essentiel de former aux outils pour en exploiter le plein potentiel. Mais il est tout aussi essentiel de développer l’esprit critique, la résolution de problèmes, la capacité d’apprentissage ou le jugement qui prépare les collaborateurs à travailler avec les outils d’aujourd’hui… et ceux qui n’existent pas encore.
L’OCDE le rappelle régulièrement : dans un environnement où les technologies évoluent rapidement, les compétences transférables sont celles qui résistent le mieux aux transformations du travail.
L’adoption de l’IA est d’abord une question de compétences
L’intelligence artificielle n’est plus un avantage concurrentiel en soi : les principaux outils sont désormais accessibles à une grande partie des organisations.
L’avantage se construit ailleurs : il est dans la capacité des équipes à intégrer l’IA à leurs pratiques quotidiennes, à collaborer avec elle et à exercer un jugement éclairé. Les outils continueront d’évoluer. Les compétences, elles, resteront le véritable facteur de différenciation.
C’est précisément l’écart que MyConnecting cherche à combler
Face à ce constat, notre approche Transfo³ (Humain, IA, RSE) part d’un principe simple : la technologie seule ne transforme rien, ce sont les compétences qui font la différence. C’est pourquoi nos parcours de formation ne se limitent pas à la prise en main des outils IA : ils intègrent des formations Transfo Soft skills dédiées à l’esprit critique, la communication, la prise de décision ou la posture managériale à l’ère de l’IA — les compétences transférables qui restent pertinentes quels que soient les outils qui émergeront demain.
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